Document sans titre
bando
>>> PROMOTION 10


 Agriculture paysanne et
travailleurs migrants
saisonniers

 Droit à la ville
 Droits des étrangers
 Mobilisations citoyennes




 Arvid
 Diane
 Elodie
 Justine
 Laura
 Laure
 Lola
 Lucie
 Marie
 MarieM
 Marion
 Paulina
 Regina
 Ronack
 Violaine


Maroc / Mobilisations citoyennes /

Le patrimoine culturel marocain face au public
9 décembre 2009 par Justine

Vendredi 4 décembre, le projet « Regards croisés sur le patrimoine culturel marocain [1] » a connu sa première diffusion grand public, au cinéma le 7ème art à Rabat. Ce sont environ 200 personnes qui ont visionné les trois films documentaires que les 11 jeunes marocains du projet ont réalisés.

En bref, l’objet du projet est d’exprimer le regard de jeunes marocain-e-s sur leur patrimoine culturel, à travers leur participation à la réalisation de trois films documentaires. Une expérience laborieuse de 8 mois, ponctuée d’une formation bi disciplinaire entre les techniques du film documentaire et la médiation interculturelle, de 15 jours de tournage pour chaque réalisation et enfin le montage et la finalisation des documentaires. Il a fallu partir d’idées, les mener selon un travail collectif, et les élaborer en de véritables sujets de documentaires.

La diffusion représente, d’une certaine manière, la consécration du travail des 11 jeunes, mais c’est surtout le moment pour passer le relais au public et aux débats entre les publics et les jeunes.

En présence des partenaires du projet, Echanges et Partenariats [2] et Arquitectura y Compromiso Social [3], le projet a été présenté, en insistant sur le fait que ce projet associatif est un support pour sensibiliser et interpeller la population marocaine sur divers aspects du patrimoine.

Ces trois documentaires ont, chacun, des particularités propres, concernant le traitement des trois sujets qui représente l’empreinte des jeunes. C’est l’expression des jeunes qui se dessine à travers les trois documentaires.

Le premier documentaire traite de la manière dont les jeunes allient les expressions musicales actuelles au patrimoine musical marocain, que ce soit à travers les instruments ou par l’histoire du pays. C’est le jeu entre le passé et le présent qui est mis en valeur. Le deuxième documentaire traite de deux patrimoines architecturaux. C’est un face à face entre une Tour à Larache (ville côtière au Nord du Maroc) et la Kasbah de Mehdia (à 30 km de Rabat). Toutes deux ont été abandonnées, la tour a fait l’objet d’une récupération par la population, la Kasbah trouve des difficultés à exister par son histoire tandis que des jeunes, conscients de sa valeur, l’utilisent pour jouer de la musique, s’inspirant du patrimoine musical marocain, le Gnawa. Le troisième film documentaire traite d’une pratique ancestrale de gestion de l’eau, les Khettarat. Il a été tourné dans la région du Tafilalet (sud-est du Maroc, à coté d’Er-Rachidia). Dans cette région, la gestion de l’eau fait partie du quotidien de la population locale, et surtout de leur survivance. Le film met en avant la capacité de la population à utiliser son environnement pour gérer de manière durable cette ressource en eau, vitale pour la pérennité de la population dans la région. C’est toute une organisation sociale qui s’est construite autour des Khettarat. Le film interpelle sur les conséquences de la désertification pour les populations (émigration) mais également valorise le travail associatif de réaménagement des Khettarat.

Ces trois documentaires traitent des aspects qui fondent la société marocaine. Ils retracent des réalités différentes, constituants la richesse du pays.

La projection de ces trois documentaires a suscité de nombreuses réactions. Les sujets et les messages passés ont été appréciés par la majorité du public. L’engouement était présent, surtout la volonté que la population marocaine puisse visionner ces documentaires. En effet, le film documentaire est un outil récent au Maroc, comme dans beaucoup de pays. A travers cette projection et la réaction du public, on comprend l’impact d’un tel support pour traiter de sujets sociétaux. Précisons qu’un intervenant a souligné l’importance de les diffuser en priorité dans les quartiers défavorisés, comme un support pour mener le débat. Un autre intervenant a émis le souhait de dupliquer ce type d’initiative en réalisant des documentaires sur les droits des femmes, des enfants, etc.

Rappelons que les 3 films documentaires seront diffusés en France et en Espagne, avec le soutien des partenaires. Deux projections sont prévues d’ici février 2010 dans les pays respectifs. Cette diffusion sera l’occasion de dépasser les frontières marocaines et d’élargir le débat avec les publics espagnol et français. Ce sont les visions des publics qui seront en jeu à travers de l’inter culturalité.




  Chypre
  Danemark
  Grèce
  Italie
  Maroc
  Niger
  Palestine
  Pologne
  Quebec
  Roumanie
  Suède
  Turquie