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Associations villageoises marocaines : alternance de la formation et de l’action La formation action mise en place dans le cadre du projet fédérateur porté par les associations : Immigration Développement et Démocratie, l’Institut de Formation des Agents de Développement et Touya pour l’initiative féminine d’Al Hoceima, suit son cours ! La troisième session a eu lieu du 30 janvier au 6 février 2010 à l’IFAD de Rabat et les participants étaient au rendez-vous pour poursuivre l’aventure.
Cette formation action de 25 acteurs associatifs marocains a débuté en octobre 2009 pour une durée d’un an. Elle est organisée en sept sessions d’une semaine chacune, à l’IFAD de Rabat. Ces sept « semaines » de formation permettront d’aborder les différentes problématiques du développement local et solidaire au Maroc. Les modules concernent la conduite de projets, le genre dans le développement, le travail en réseau, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication ou encore le développement culturel, à travers le renforcement des dynamiques des bibliothèques rurales mises en place dans le cadre du projet fédérateur d’IDD. Entre les sessions, et pour une période d’environ un mois et demi, les bénéficiaires intègrent des phases dites « de terrain » en vue de mettre en pratique les connaissances acquises durant la période de formation à Rabat. Les 25 participants rejoignent leurs associations respectives, avec le mandat de restituer les contenus des modules de formation aux membres actifs de leur association et de les impliquer dans les travaux de terrain programmés pendant la formation. En effet, il ne s’agit pas seulement de former des personnes mais surtout de renforcer les capacités des structures associatives dans leur ensemble. Lors de la deuxième session, plusieurs journées avaient été consacrées aux outils du « diagnostic participatif et sensible au genre ». Les semaines suivantes, dans leurs associations, les participant(e)s ont réalisé un essai de diagnostic. Certains ont choisi de travailler sur l’utilisation des bibliothèques rurales par la population locale. D’autres ont cherché à diagnostiquer les besoins des habitants de leur douar [1] en matière d’éducation. Au cours de la troisième session qui s’est déroulée du 30 janvier au 6 février dernier, les stagiaires ont présenté leurs travaux. Les productions ont été à la hauteur des espérances et la motivation générale s’est révélée très encourageante. La discussion qui a suivi les exposés a permis de mettre en évidence les différents outils mobilisés et surtout les contraintes et les difficultés rencontrées. Cette démarche d’alternance entre modules de formation et mise en pratique, ainsi que l’accompagnement sur le terrain, est essentielle dans le projet. En effet, pendant les périodes « de terrain », il est primordial d’accompagner et d’appuyer la réflexion sur l’application concrète des modules. Selon Christiane D., chargée des formations à l’IFAD : « Au Maroc, les acteurs de développement ont maintenant beaucoup d’opportunités de formation. Cependant, les contenus des formations sur le développement ne sont pas toujours liés à une mise en pratique sur le terrain. Or, c’est essentiel de concevoir des formations qui soient adaptées aux attentes et aux différents niveaux de savoirs des bénéficiaires, ainsi que d’accompagner les associations sur le terrain. Le défi pour nous est de pouvoir s’inscrire dans une démarche de recherche-action et de ne pas copier coller des formations qui existent déjà. » Après une semaine bien chargée, chaque stagiaire a regagné sa région en attendant de se retrouver pour la quatrième session. [1] Au Maroc, ce terme désigne une commune rurale. |
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