Document sans titre
bando
>>> PROMOTION 10  


 Agriculture paysanne et
travailleurs migrants
saisonniers

 Droit à la ville
 Droits des étrangers
 Mobilisations citoyennes




 Arvid
 Diane
 Elodie
 Justine
 Laura
 Laure
 Lola
 Lucie
 Marie
 MarieM
 Marion
 Paulina
 Regina
 Ronack
 Violaine


/ Carnet de bord  /

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40

Maroc ou l’impression que tout change sans que rien ne change
11 janvier 2010 par Justine

Voila un an passé au Maroc, principalement à Rabat (capitale administrative). Ce pays où les disparités territoriales et la complexité sociétale m’ont amené, au fur et à mesure, à relativiser les avis que j’ai pu avoir aux débuts. En arrivant au Maroc, l’impression de changement, de potentialités de ce pays m’a habité rapidement. J’en ai trouvé un terrain vierge, notamment concernant le travail pour le respect des droits économiques, sociaux et culturels, au regard des effets pernicieux des choix économiques et du système politique. Un terrain vierge fait d’une pléthore d’acteurs de la société civile ; entre associatifs et syndicalistes. Conjointement, un régime monarchique reconnu par son ouverture politique depuis les années 1995, renforcée avec l’arrivée de Mohammed VI au pouvoir, entre multiplication d’instances et de conseils (Conseil consultatif des Droits de l’Homme, Conseil en charge du dialogue social, Instance Equité et réconciliation), choix d’orienter l’économie vers la libéralisation et présence des bailleurs internationaux. Ces trois aspects, révélateurs de changement, apparaissent, souvent, soit comme une vitrine, soit comme un obstacle à la possible démocratisation du Maroc. Depuis quelques mois, j’entends une même phrase de quelques syndicalistes et associatifs : « le Maroc connaît une régression, par rapport au début des années 2000 ». Remarque qui peut surprendre plus d’un, mais qui s’explique par des faits clairs. Le processus de démocratisation au Marc n’est pas tangible. Lorsque l’on s’interroge sur l’effectivité et l’indépendance des pouvoirs, on s’aperçoit que le Parlement a un rôle largement minimisé, que le gouvernement dépend du pouvoir central tandis que les partis politiques s’enfoncent dans des conflits d’intérêts, n’hésitant pas à tromper les idéaux partisans. On est là face à une redondance déconcertante. Je suis convaincue que le changement doit passer par la population. C’est une population qui doit s’organiser, s’instruire, se conscientiser. Des résultats sont visibles et une conscience d’une partie de la jeunesse émerge et est soutenue par des figures politiques et associatives mûres et éclairées. Il n’y a plus qu’à participer au changement par la base.

De Bucarest à Calais
4 janvier 2010 par Violaine

De Bucarest à Calais, on croise les mêmes visages. Ceux d’hommes et de femmes venus de loin, dans l’espoir d’une vie meilleure, d’une vie digne tout simplement. Ils ont traversé de nombreux pays, se sont heurtés à de nombreux obstacles. Ceux inhérents au voyage, à ses frontières, à ses dangers. Ils y ont acquis le sens de la débrouille. Ceux liés au système européen de l’asile. Il leur en reste comme un goût amer, celui de l’impuissance.

A 17 ans, K. a quitté en hâte sa famille et son village d’une province à l’Ouest de l’Afghanistan. Il a traversé l’Iran, la Turquie, la Grèce puis la Roumanie pour tenter de rejoindre le Royaume-Uni. Arrêté à la frontière avec la Hongrie, il y a demandé l’asile. Il a passé 3 longs mois dans un centre ouvert pour attendre son verdict : débouté, sa condamnation : l’errance.

Il a retenté le passage de la frontière, cette fois avec succès. Il a connu la jungle de Calais, les conditions de vie très difficiles, la peur des arrestations, les destructions du camp par la police, mais aussi les nombreuses solidarités. Il a réussi à franchir la Manche par la mer, caché dans un camion. Arrivé à Londres, sans ressources, sans amis, sans soutien, il a dû se résoudre à demander de l’aide à la police britannique. Il a redéposé une demande d’asile, mais entre-temps, il avait essaimé ses empreintes un peu partout en Europe.

Fiché à Eurodac, déclaré majeur par les autorités britanniques, alors que sa minorité avait été établie par la Roumanie, il a été placé en procédure de réadmission Dublin. Renvoyé en Roumanie, K. a passé 6 mois en centre de rétention. Puis il a été libéré et mis en possession d’un titre de séjour, celui de « toléré », car son éloignement n’a pas pu être organisé. K. n’est pas réfugié, mais il ne peut pas être renvoyé chez lui pour autant. Il a juste le droit de séjourner en Roumanie, le temps que là-bas, la situation s’améliore. En attendant, il ne peut ni travailler, ni accéder aux soins médicaux, ni reprendre des études.

K. s’est heurté au système européen de l’asile. Un système qui vise à décourager, à dissuader, par la souffrance, par le sentiment d’impuissance, par l’usure. Mais K., lui, n’a pas perdu l’espoir. De Bucarest à Calais, on croise les mêmes regards, farouches, entiers. Car les regards qui fuient, ce sont les nôtres.

Gaza, un an après...
30 décembre 2009

Il y a tout juste un an l’armée israélienne mettait la Bande de Gaza à feu et à sang. Après 2 ans de siège, les Palestiniens se trouvèrent bombardés sans aucun moyen de fuir. 1400 morts et plus de 5000 blessés. Les forces d’occupation israéliennes laissent la Bande de Gaza dévastée et bouclée, ne laissant aucun moyen aux Palestiniens de sortir de la la Bande de Gaza ni même de reconstruire. Rien ne rentre, rien ne sort de Gaza.

L’ONU, après des mois de discussion, envoie une mission d’enquête afin de rédiger un rapport sur le déroulement des événements. Le rapport du juge Goldstone est accablant pour Israël. Non seulement il condamne l’opération « Plomb durci » du 27 Décembre 2008 au 18 Janvier 2009 sur la Bande de Gaza, mais il dénonce également l’occupation israélienne des Territoires Palestiniens Occupés ainsi que ces modalités d’implantation. Les dirigeants israéliens sont accusés de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité.

Aujourd’hui la Bande de Gaza est toujours assiégée, quasiment rien ni personne n’y rentre ni n’en sort. La procédure pour l’application des recommandations du rapport « Goldstone » est en cours et la communauté internationale est mobilisée.

En ce moment même des centaines de personnes, venues du monde entier sont en Égypte avec la Marche de la Liberté, avec pour objectif de casser le blocus de la Bande de Gaza en rentrant par le passage de Rafah. Malheureusement, jusqu’à présent aucune de ces personnes n’y est parvenu, le gouvernement égyptien ne les autorisant pas à quitter le Caire.

Cependant il semblerait qu’une brèche se soit ouverte aujourd’hui même puisque, selon le président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), Jean-Claude Lefort, les autorités égyptiennes viennent de prendre la décision d’autoriser le départ de 2 cars – soit 100 personnes – pour rejoindre Gaza dans le cadre de « La Marche pour la liberté ».

Syassa kamar komi né, say angama da hankuri ! La politique c’est comme tout, il faut beaucoup de patience !
21 décembre 2009 par Elodie

Après huit mois d’absence, ce retour à Niamey sonne comme un soulagement. A l’impression de rentrer chez moi, dans ma ville, d’y retrouver des repères et des habitudes depuis longtemps perdues en France, s’ajoute le plaisir d’être attendue et accueillie, à la fois avec les attentions réservées aux hôtes des pays sahéliens, mais aussi comme un membre de la famille qu’on ne considère plus comme étranger. Soulagée d’être à la maison donc, et pourtant cette fois, il y a dans l’air quelque chose de différent. La décision du Président Tandja de prolonger de 3 ans un mandat qui devrait normalement prendre fin le 22 décembre prochain a plongé le pays dans une crise politique et institutionnelle dont l’issue reste encore aujourd’hui incertaine. L’ambiance est donc plus tendue que d’habitude. Et même si les Nigériens n’ont pas perdu leur traditionnel calme olympien, chaque jour c’est la situation politique qui anime les débats et les discussions. Dans les journaux, dans les bureaux, dans les taxis, dans les baptêmes et dans les mariages, chacun aborde de son point de vue les questions en suspend. Que ce soit inquiet ou confiant, chacun est attentif à l’évolution de la situation et suit au jour le jour les événements politiques, préoccupé par la configuration que pourrait prendre l’avenir proche du pays. Aujourd’hui, le Niger entier a la politique à fleur de peau. Ces derniers jours, c’est en particulier autour des négociations entre le gouvernement et l’opposition que se cristallise l’attention. Sans cette étape, grâce à laquelle les différents protagonistes de la crise pourraient reprendre un dialogue suspendu depuis des mois, la tension risque de s’accroître davantage. Or pour l’instant, rien n’est garanti, les doutes subsistent et tout peut arriver. Les Nigériens sont dans l’attente et dans l’expectative. La sérénité de façade ne cache qu’en partie les incertitudes et les craintes réelles de tout un pays. C’est dans ce contexte flou que le Niger s’apprête à finir l’année 2009. Espérons que c’est sous de meilleurs augures que débutera 2010…

Syassa kamar komi né, say angama da hankuri ! La politique c’est comme tout, il faut beaucoup de patience !
21 décembre 2009 par Elodie

Après huit mois d’absence, ce retour à Niamey sonne comme un soulagement. A l’impression de rentrer chez moi, dans ma ville, d’y retrouver des repères et des habitudes depuis longtemps perdues en France, s’ajoute le plaisir d’être attendue et accueillie, à la fois avec les attentions réservées aux hôtes des pays sahéliens, mais aussi comme un membre de la famille qu’on ne considère plus comme étranger. Soulagée d’être à la maison donc, et pourtant cette fois, il y a dans l’air quelque chose de différent. La décision du Président Tandja de prolonger de 3 ans un mandat qui devrait normalement prendre fin le 22 décembre prochain a plongé le pays dans une crise politique et institutionnelle dont l’issue reste encore aujourd’hui incertaine. L’ambiance est donc plus tendue que d’habitude. Et même si les Nigériens n’ont pas perdu leur traditionnel calme olympien, chaque jour c’est la situation politique qui anime les débats et les discussions. Dans les journaux, dans les bureaux, dans les taxis, dans les baptêmes et dans les mariages, chacun aborde de son point de vue les questions en suspend. Que ce soit inquiet ou confiant, chacun est attentif à l’évolution de la situation et suit au jour le jour les événements politiques, préoccupé par la configuration que pourrait prendre l’avenir proche du pays. Aujourd’hui, le Niger entier a la politique à fleur de peau. Ces derniers jours, c’est en particulier autour des négociations entre le gouvernement et l’opposition que se cristallise l’attention. Sans cette étape, grâce à laquelle les différents protagonistes de la crise pourraient reprendre un dialogue suspendu depuis des mois, la tension risque de s’accroître davantage. Or pour l’instant, rien n’est garanti, les doutes subsistent et tout peut arriver. Les Nigériens sont dans l’attente et dans l’expectative. La sérénité de façade ne cache qu’en partie les incertitudes et les craintes réelles de tout un pays. C’est dans ce contexte flou que le Niger s’apprête à finir l’année 2009. Espérons que c’est sous de meilleurs augures que débutera 2010…

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40



  Chypre
  Danemark
  Grèce
  Italie
  Maroc
  Niger
  Palestine
  Pologne
  Quebec
  Roumanie
  Suède
  Turquie