![]() |
|
Coalition pour le maintien des services publics québécois accessibles à tous Différents groupes communautaires et syndicats ont lancé dimanche (17 janvier) une coalition contre la tarification et la privatisation des services publics. Elle s’oppose aux préconisations d’un gouvernement qui envisage d’augmenter les tarifs d’ensemble des services publics afin de rétablir l’équilibre budgétaire. En réponse, la coalition s’applique à proposer des solutions alternatives afin de favoriser une justice sociale menacée.
Vers des mesures gouvernementales restrictivesA l’automne, Jean Charest, actuel premier ministre du Québec, a annoncé des restrictions afin de rétablir l’équilibre budgétaire de l’État. Le déficit atteindra pour 2009-2010 presque 4,7 milliards de dollars, chiffre qui s’explique notamment par l’augmentation des dépenses pour le soutien de l’économie suite à la crise. Dans les mesures prévues, le gouvernement privilégie les pistes d’une augmentation générale des tarifs de l’État, notamment des taxes à la consommation, des frais de scolarité à partir du Cégep (deux années équivalentes à un lycée pré-universitaire) incluant donc aussi ceux de l’université, l’instauration de péages pour les autoroutes ou encore l’augmentation du prix de l’électricité. La liste n’est pas close, elle sera surement confirmée et allongée lors du sommet économique du 20 et 21 janvier 2010. Organisé par Jean Charest, il réunira les acteurs financiers du pays ainsi que les syndicats pour discuter des futures mesures à adopter pour atteindre les objectifs fixés d’un rétablissement de l’équilibre budgétaire. Tous les tarifs des services assurés par l’État, hormis ceux de secteurs précis comme la santé et l’éducation (seulement jusqu’au Cégep...) et les missions essentielles de l’État (comme l’environnement, la justice, …) ne pourront être revus à la hausse. Par contre, les coûts des centres de petite enfance pourraient augmenter tout comme les loyers des HLM subventionnés en grande partie par l’État. Des privatisations sont également en cours, afin de réduire les dépenses publiques dans le domaine de la santé, avec le foisonnement de centre médicaux privés, où les délais sont bien moindres que dans le public à l’opposé des coûts. D’autres dispositions, plus justes, sont possiblesCes différents dispositifs poseraient un problème de limitation d’accès aux services proposés et d’affaiblissement des populations les plus démunies. Les personnes les plus vulnérables seront, encore une fois, les plus touchées par ces mesures. Les divers groupes communautaires et syndicaux, brassant des larges domaines (groupes de femmes, d’étudiants, de travailleurs, de locataires, groupes écologistes...) se positionnent comme porte-paroles de ces personnes, toutes susceptibles d’être victimes de ces futurs mesures, tout comme une large majorité de la population québécoise. La coalition dénonce le fait que les impacts vont être inéquitablement répartis et que les grandes fortunes ne seront que faiblement concernées par ces hausses. La coalition élabore des propositions alternatives aux plans du gouvernement permettant de limiter les frais de l’Etat tout en favorisant le principe de justice sociale. Par exemple, l’augmentation du nombre de paliers d’imposition, seulement de trois, n’aurait que peu d’impacts pour une grande majorité de la population avec un revenu modeste mais permettrait d’accentuer la participation des plus riches et de dégager des entrées plus grandes dans les caisses de l’État. Une taxe sur l’exploitation des ressources naturelles (réalisée par des multinationales non visées par les futures restrictions) ou encore la lutte contre l’évasion et l’évitement fiscaux sont des possibilités que le gouvernement pourrait envisagé dans des logiques de plus juste répartition.
En espérant que ces mesures ne passeront pas comme des lettres à la poste, la poste québécoise qui a déjà subi, les frais de restrictions budgétaires : -la norme est maintenant au regroupement des boîtes aux lettres dans un espace central des villages, le facteur ne distribue plus le courrier dans les maisons mais dans ces lieux communs, où les habitants doivent venir le chercher, quitte à prendre leur voiture (si seulement ils en ont une). - dans les villes, il n’existe plus ou très peu de bureaux de poste comme tels, on trouve seulement des points-postes situés au fond des pharmacies, véritables supermarchés. Le Québec est pourtant l’endroit du Canada et d’Amérique du Nord où le maintien des services publics est le plus important... Voir le communiqué de presse de la coalition : Sources : |
|
||||||||
|
|||||||||