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Lucie in the sky with diamonds… Lucie part au Québec pour l’AITEC (l’Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs). Sur place, elle va travailler sur la question de la participation des locataires des HLM québécois dans les décisions prises concernant leur habitat et les mobilisations citoyennes autour des thèmes touchant au logement. Elle sera accueillie par la fédération des locataires HLM du Québec.
D’où viens-tu Lucie ?Je viens d’une ville à une heure d’Orléans et une à heure et demie de Paris, Gien, aux bords de la Loire. J’ai toujours eu envie de partir vers d’autres horizons. Après mon bac, ma première halte a été Orléans où j’ai fait une année de prépa en lettres et sciences sociales. La deuxième année, je suis partie un peu plus loin, à Lyon où je suis restée trois ans. J’y ai commencé une fac de géographie, une discipline complète qui concerne aussi bien les hommes que la terre. J’ai appris à penser à différentes échelles et mon envie de découvrir et de comprendre le monde qui nous entoure est devenue de plus en plus forte. J’ai toujours voulu partir vivre à l’étranger. Je suis donc partie juste après ma licence à Lodz en Pologne. Pourquoi as-tu choisi Lodz et la Pologne ?Rectifications : Łódź. En fait à cette question que tout le monde me pose je réponds… Pourquoi pas ? C’est un pays dont on ne parle pas beaucoup. Je ne connaissais que Varsovie et Cracovie de nom et rien des autres villes et régions. Par ailleurs, la Pologne faisait partie des anciens pays soviétiques et des nouveaux pays de l’Union Européenne, une transition intéressante à mes yeux. A côté de ça, j’avais une prof en licence férue de Pologne et qui a su nous transmettre sa passion. Toutes les raisons étaient donc réunies pour partir faire mon master en Erasmus là bas. Łódź était pour moi une balade. J’ai travaillé sur la question de l’évolution des logements de la ville en lien avec la démographie. Ce qui m’a permis de découvrir la ville autrement qu’en faisant seulement la fête avec les autres étudiants Erasmus. Une partie de mon travail était basée sur des observations et l’autre sur des statistiques. J’aurais voulu m’appuyer plus sur des entretiens mais je ne parlais pas suffisamment bien le polonais. Łódź est une ville au passé industriel, qui connaît depuis 50 ans plusieurs phases de désindustrialisation et de déclins démographiques. Aujourd’hui la ville change, des grands complexes commerciaux ou résidentiels sont créés. Sa gentrification pose question par rapport au devenir des populations les moins aisées notamment celles habitant au centre-ville, risquant d’en être éloignées de plus en plus. Apres Łódź tu repars pour Paris, pour ensuite préparer ton…départ au Québec ?Cela fait maintenant un an que je suis à Paris. J’ai fini mon master, à l’Institut d’Urbanisme de Paris, pour approfondir mes connaissances en urbanisme. C’est vraiment son ouverture vers les problématiques sociales qui m’a attiré (droit au logement, logement social, mobilités…). J’ai fait un stage dans un organisme HLM, dans le service de développement social urbain. J’ai voulu connaître un peu plus ce qu’était le travail sur le terrain et en même temps avoir un premier aperçu de la « banlieue parisienne ». J’ai d’ailleurs écopé d’un… bras dans le plâtre ! C’était dans mon stage que j’ai entendu parler d’Echanges et Partenariats…En m’informant sur les missions je me suis dit, que comme j’ai toujours envie de partir, le cadre était parfait, à la fois associatif, professionnalisant et à l’étranger. Au Québec…je vais avoir froid et je vais entendre l’accent québécois ! En fait, on veut toujours aller au Québec. Dans le milieu associatif, on a une vision idyllique du pays et de ses mobilisations citoyennes. Cela peut paraître un peu paradoxal et très intéressant en même temps de partir là dans un cadre de solidarité internationale. C’est le côté international de la solidarité ! Je vais pouvoir témoigner de manière quotidienne de ces mobilisations, en étant par ailleurs intégrée au monde du logement social du côté des locataires. Je vais pouvoir soulever des questions intéressantes et variées concernant par exemple l’importance donnée à l’autonomie de la personne et des groupes (liée à des différences culturelles ?) ou encore le lien entre le Québec et le Canada. Du coup ton premier départ était : pourquoi pas dans un pays dont on n’entend pas souvent parler…et ton deuxième départ est : va-ton savoir pourquoi tout le monde parle de cette province ! |
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