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Rencontre avec Marie Marie part en Italie pour travailler sur la thématique des travailleurs migrants saisonniers dans l’agriculture. Elle va passer quatre mois dans la campagne italienne dans le Piémont et la Vénétie.
Comment t’es tu intéressée aux questions de migrations et de droits des étrangers ?
Après cette expérience, j’ai voulu approfondir ce domaine avec une expérience professionnelle. Je suis partie en stage au Maroc avec l’ONG italienne COOPI. Là-bas, j’ai travaillé avec des personnes refoulées d’Europe et, en particulier, d’Italie. Le projet dans lequel s’inscrivait ce stage, se donnait pour but de réintégrer ces personnes dans leur société d’origine à travers notamment un appui à l’insertion dans le marché du travail. Pour moi, c’était le meilleur moyen de rencontrer ces personnes et de mieux appréhender leur situation. J’ai pu également entrevoir comment la société marocaine perçoit le phénomène du refoulement, dans une petite ville au centre du Maroc où bizarrement l’Italie est très présente. Enfin, sans rentrer dans les détails, j’ai eu souvent l’impression de vivre des situations absurdes car c’est très difficile de conseiller à une personne qui a parfois laissé toute une vie en Italie, de trouver un emploi dans une région du Maroc sinistrée. Tu t’intéresses surtout à la thématique de la migration en Italie ?Non, pas seulement en Italie. Après mon stage au Maroc, je suis retournée chez moi, à Nantes. J’ai intégré la Cimade en tant que bénévole et j’ai aidé à la préparation du festival « Migrant’ scène ». En parallèle à mes études, je me suis souvent investie de manière bénévole dans des activités associatives culturelles. Grâce à mon activité à la Cimade, je me suis rendu compte que la culture est aussi un bon moyen de sensibiliser l’opinion publique sur les questions de migration. Récemment, j’ai passé trois mois à Montréal pour faire un stage auprès du Festival de Film sur les Droits de la Personne de Montréal (FFDPM). Tu pars en Italie pour la Conféderation Paysanne. En quoi consistera ta mission ?Je pars dans le cadre d’un projet sur les travailleurs migrants saisonniers en Europe qui a été mise en œuvre dès 2007 par différentes structures dont la Confédération paysanne, syndicat agricole français. Trois volontaires ont déjà travaillé au sein de ce programme en 2007 : en Roumanie, en Italie du Sud et en Andalousie. En revanche, il n’y a pas eu encore d’échange avec le nord de l’Italie. Je serai accueillie par ARI (Association rurale italienne). C’est donc une mission exploratoire dont l’idée est de renforcer les contacts avec les différentes associations en Italie qui se mobilisent pour la défense des droits des travailleurs migrants ainsi que d’apporter de nouvelles connaissances sur la situation des migrants travailleurs saisonniers. Pour moi, cette expérience me donne l’opportunité de découvrir le domaine agricole qui m’est totalement inconnu, tout en approfondissant une thématique qui me tient à cœur. |
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