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Laure : « Je pars poursuivre l’aventure »
Laure, quelle route t’a menée de la Lorraine au Maroc ?
Tu participes à des chantiers de rénovation d’écoles au Maroc avec Khamsa depuis 8 ans, c’est rare de s’engager ainsi dans la durée. Quel est ton secret ? Au fil des ans, je me suis impliquée de plus en plus dans ces projets de développement et je suis entrée au bureau de Khamsa. Passé le stade du « c’est super ! », j’ai cherché à mettre du sens dans ces projets de solidarité internationale. Cela suppose aussi un retour sur soi, sur ses motivations, ses méthodes, c’est une question d’éthique en somme. Ce n’est pas une démarche évidente car on est toujours confronté au décalage entre le projet que l’on souhaite monter et les attentes des Marocains par rapport au développement de leur pays…Ce questionnement est essentiel, mais il est aussi très prenant ! Il faut savoir prendre du recul, faire autre chose, comme enfiler des perles !! Tu pars en volontariat au Maroc, c’est une façon de poursuivre cette aventure ? Oui ! C’est tellement motivant de voir les gens se fédérer pour faire bouger les choses ! Je viens d’achever des études de développement local et de gestion de projet. En retournant au Maroc, je veux élargir mon champ de vision et d’action, avoir une approche plus professionnelle. Le réseau Immigration développement démocratie (IDD), dont fait partie Khamsa, m’en offre la possibilité. IDD crée du lien et aide à la réalisation de projets de développement au Maroc dans différents domaines : culturel, éducatif, sanitaire, social… Quelle est la spécificité de ce réseau et de ses projets ? Quel rôle vas-tu y jouer ? Ces projets sont montés en partenariat. Des associations françaises, issues de l’immigration marocaine, s’associent avec des associations marocaines, pour la plupart situées en milieu rural. Là-bas, les conditions de vie sont très difficiles. Sur le terrain, je contribuerai à renforcer les capacités des associations locales pour les besoins d’un projet mené par IDD et l’Institut de formation des agents de développement (IFAD). Je veillerai aussi à pérenniser les liens unissant les partenaires français et marocains. En effet, ce qui compte pour moi, c’est que ces associations avancent au même rythme, sur un pied d’égalité. Quelle pourrait être ta plus belle surprise pendant ce nouveau séjour au Maroc ? Une surprise ? Je pense en avoir plus d’une, car au Maroc les choses se passent rarement comme on les avait prévues !! |
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