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Laure repart auprès des associations rurales au Maroc Laure nous raconte sa première partie de mission dans le cadre d’un premier projet entre le réseau d’associations Immigration Démocratie et Développement (IDD) et l’Institut de Formation des Agents de Développement (IFAD).
Justine : Laure, tu es partie en terre connue, comment as-tu vécue ses 4 premiers mois au Maroc ? Laure : En terre connue mais en terrain inconnu ! Depuis 8 ans, je partais deux semaines chaque année dans le cadre de chantiers internationaux. Ces semaines passées au Maroc m’ont permis de connaitre des associations du milieu rural et donc de comprendre leur fonctionnement, les obstacles de l’enclavement géographique, les disparités entre le milieu rural et le milieu urbain. Ces expériences m’ont aidée à profiter d’une autre manière des semaines de terrain que j’ai réalisé pendant ces 4 premiers mois. Alors qu’avant on était un groupe de 20, maintenant je me retrouve seule avec le coordinateur du projet d’Immigration Démocratie Développement (IDD). Les échanges sont différents car j’ai pu vivre avec les membres des associations qui m’accueillaient. En restant au Maroc pour une durée plus longue, j’ai pu découvrir d’autres réalités de la société marocaine, notamment le manque de libertés, la question de la place des femmes, les droits de l’Homme. Même si j’avais conscience de ces problèmes, maintenant, j’y suis confronté. Tout cela me donne envie de me questionner davantage et de poursuivre ce processus de découverte car je me rends compte de tout ce qui reste à creuser. Expliques-nous comment ta mission s’est déroulée après un mois de préparation à EP ? Je suis venue au Maroc principalement pour participer au projet construit entre le réseau IDD et l’Institut de Formation des Agents de Développement (IFAD), notamment pour m’impliquer dans la formation/action de 25 associations marocaines issues du réseau IDD, étendue sur une année. Dans ce cadre, le premier objectif était de connaitre les associations participantes. Très rapidement, j’ai pu rencontrer les associations lors de la première session de formation à Rabat. Mais, c’est surtout en partant les rencontrer sur leur terrain que j’ai pu connaitre les associations. C’est à cette occasion que j’ai pu m’impliquer dans la construction du projet en identifiant les problématiques particulières à chaque association, leur fonctionnement, leurs objectifs et activités. Ce qui m’intéresse est le lien entre la formation à Rabat et son application dans les associations rurales. Pour le moment, 3 sessions de formation ont eu lieu : une sur les différentes approches de développement local, notamment l’approche genre ; une sur le diagnostic du territoire. Un volet transversal porte sur la communication C’est sur ce volet transversal que je m’implique essentiellement. A travers ma présence ponctuelle sur le terrain, nous avons commencé à travailler sur la création de blog. Je suis rentrée au cœur du travail avec les associations puisqu’en communiquant sur leurs activités, elles sont amenées à expliciter leurs objectifs, les difficultés rencontrées, leurs activités. Il faut préciser que ce sont des associations locales qui existent depuis des années voire des dizaines d’années mais qui ont gardé aucune trace. Je me suis rendu compte que le blog est un moyen pour capitaliser et valoriser le travail des associations. En ce moment tu es en France pour suivre la capitalisation d’EP, est ce que tu as eu l’occasion de transmettre ton expérience aux associations du réseau IDD en France ? Transmettre l’actualité du projet auprès des associations du réseau IDD en France fait partie de ma mission. Deux rencontres ont été programmées dans les deux plus grands pôles d’IDD, à savoir Nancy et Paris. L’idée est de les informer de la formation que leurs partenaires au Maroc reçoivent et de relayer l’actualité des informations des associations marocaines. A travers ce projet, IDD souhaite également renforcer le partenariat entre les associations françaises et marocaines du réseau. Le blog apparait également comme un moyen de renforcer le lien entre les associations françaises et marocaines en rapportant les informations sur l’actualité et les activités réalisées au Maroc. Parles-nous du partenariat entre IDD et l’IFAD Le partenariat entre IDD et l’IFAD s’est construit à travers le projet dont l’objectif est de consolider les capacités des associations marocaines du réseau IDD en fonction de leurs besoins pour contribuer à renforcer le réseau. Je suis agréablement surprise du travail de concertation qui a été réalisé en amont du projet mais aussi pendant le projet. Les deux associations ont réussi à construire une même vision. On est vraiment dans la co construction permanente ce qui permet d’avoir une réelle participation, notamment pour mettre en place les modules de formation selon les propositions des associations. Le partenariat est devenu évident. Tu repars pour 5 mois, comment prévois-tu cette seconde partie ? Je vais continuer à accompagner les associations lors de la formation. Le travail d’accompagnement sur la création du blog me permettra de diagnostiquer les besoins des associations pour cibler les domaines dans lequel un accompagnement est nécessaire dans le but de consolider leur fonctionnement. Je rentre, également, dans l’étape de mise en réseau des associations. Je me rends compte que l’une de mes objectifs est de contribuer à renforcer les liens entre les associations françaises et marocaines du réseau IDD. |
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