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« Presidio Antirazzista » à Turin le 23 janvier : "Les oranges ça fait du bien ? oui mais pas à tout le monde.. jus de migrants 100% exploités" Samedi 23 janvier nous nous sommes rendus à Turin afin de prendre part à la manifestation intitulée « Rassemblement antiraciste et contre l’esclavagisme ».
Chacun des participants arborait comme signe distinctif et emblème une orange autour du cou. Une orange pour symboliser l’aberration de cette situation : en Italie, des hommes sont parqués, exploités, sous payés, insultés pour cueillir ces oranges qui sont distribuées ensuite dans nos supermarchés européens.
Tout au long de ce rendez-vous nous avons distribué des tracts aux passants qui, pour la majorité, semblaient plus préoccupés par les soldes que par l’évènement. Sur ce tract figurait un texte appelant à la prise de conscience, dont voici quelques extraits : Ceux, désignés par les politiques de droites, de gauches et par les médias, comme « clandestins » et accusés de tous les maux, sont des êtres humains, contraints par la situation internationale, par les pratiques criminelles des multinationales et des politiques néocolonialistes des pays riches sur les pays du sud, à laisser leur propre terre afin de chercher une vie meilleure. Ceux, qu’ils appellent les « clandestins » sont des êtres humains, contraints par les lois faites par ces mêmes politiques de droite et de gauche, à rester irréguliers, « sans documents » et donc sans droits, afin de fournir une main d’œuvre à bas coût, exploitable à volonté dans une économie basée sur l’esclavagisme, sur le non-respect des normes sanitaires et de sécurité. Ceux, qu’ils appellent les « clandestins » sont des êtres humains, qui s’occupent des enfants et des anciens et comblent ainsi les lacunes des politiques sociales, travaillent pour presque rien, dans des conditions dangereuses et précaires pour combler les lacunes d’une économie qui n’est jamais investie dans la recherche, l’innovation et la modernisation des installations productives, travaillent comme esclave pour combler les lacunes d’une agriculture ou le petit paysan est étranglé par les grandes centrales d’achats et les entreprises agro-alimentaires. Ceux qu’ils appellent les « clandestins », servent à maintenir sur pied un système qui sans eux serait déjà mort ! Aujourd’hui à Rosarno ces esclaves des temps modernes se sont révoltés pour un instant de colère et de protestations désespérées. Mais cela a été suffisant pour démontrer les dysfonctionnements de ce système, pour lequel :
Cet après-midi fut entrecoupé de prises de paroles et de passages musicaux. Pour rendre compte de l’atmosphère voici un fragment sonore d’un discours prononcé par un des portes-paroles du rassemblement, monsieur Karim Metref qui s’inspire du texte ci-dessus : |
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