Regards croisés sur le salariat des personnes étrangères en agriculture en Isère, en Hérault et dans le Gard – Partie 1
La rencontre annuelle de la commission de travail « saisonnier·e migrant·es en agriculture » de la confédération paysanne, à laquelle nous avons été convié·es dans le cadre de nos missions, fut l’occasion pour nous de se retrouver autour d’un temps d’échange marquant dont nous avions à cœur de laisser une trace écrite. Au-delà de la richesse des discussions, cette réunion s’est aussi construite autour d’éléments méthodologiques qui nous ont interpellés et que nous pensons très pertinents à appliquer dans le cadre de nos missions.
Les échanges ont, en effet, débuté par la mise en place collective d’une cartographie des acteurs jouant un rôle dans la machinerie complexe de l’implication et des droits des travailleur·euse étranger·es dans les exploitations françaises. L’idée était de répertorier les acteur·rices en trois catégories : allié·es, neutres et freins. Cet exercice met en lumière l’importance des enjeux territoriaux et des gouvernances à l’échelle locale sur les conditions d’accès à un travail au contact de la terre pour un public étranger et bien souvent précarisé. Comparer les territoires permet d’avoir une vision plus claire des facteurs facilitants où des freins. Nous avons trouvé que ce travail comparatif amenait des perspectives très intéressantes pour comprendre les alliances qui peuvent être tissées ainsi que les pratiques et stratégies qui pouvaient être déployées en fonction des spécificités locales.
L’occasion pour nous d’entamer un travail d’écriture à quatre mains autour de nos territoires (l’Hérault pour la mission de Rebecca et l’Isère pour celle de Noé), des jeux d’acteurs qui s’y jouent, de leurs géographies respectives et des premières analyses que nous pouvons en tirer quant à l’influence de l’organisation territoriale sur les approches de nos deux missions.
Fenêtre sur la géographie agricole dans le Gard et en Hérault
Le territoire sur lequel j’interviens est l’Est de l’Hérault et l’Ouest du Gard. Celui-ci couvre les communes de Mauguio à Vauvert, autrement dit la plaine fertile qui se trouve proche de la mer. La production majoritaire en Hérault est la vigne, à part pour la bande de terre qui m’intéresse à l’est de Montpellier. L’une des principales caractéristiques de ce territoire est un climat méditerranéen, qui se prête très bien au maraîchage et à l’arboriculture qui ont fortement besoin d’ensoleillement. En effet, trop de pluie peut être délétère pour ces cultures car elle peut mener à l’apparition de maladies cryptogamiques causées par des champignons ou autres parasites. C’est la zone qui est colorée en vert sur la carte ci-dessous.

La deuxième culture départementale après la vigne est l’arboriculture mais celle-ci ne représente que 5% des exploitations au niveau du département. Les exploitations arboricoles peuvent se trouver aux alentours de Montpellier mais aussi un peu plus haut dans le département dans les contreforts du massif de l’espinouse, du Caroux et de la Séranne. La polyculture et le polyélevage représentent respectivement 5% et 3% des cultures. Le maraîchage est très peu développé dans le département, il est surtout présent à Mauguio, qu’on appelle le “jardin de Montpellier” [1].
Dans le Gard également, la viticulture est majoritaire. En deuxième arrive l’arboriculture avec 14% des exploitations, souvent situées dans la vallée du Rhône. La troisième orientation principale de l’agriculture gardoise est les grandes cultures qui représentent 10% des exploitations. Enfin, nous avons 8% d’éleveurs herbivores et 8% de polyculteurs-polyéleveurs. La zone qui m’intéresse sur la carte ci-dessous est la zone verte, au sud du département. [2]


Ma zone d’étude étant sur le littoral, proche de la mer, elle ne présente pas de relief, ce qui a favorisé le développement de l’arboriculture et du maraîchage à une échelle intensive. Sur les cartes ci-dessous de l’Hérault et du Gard, on voit bien que la zone qui m’intéresse est en vert clair ou vert foncé, ce qui signifie que l’altitude au-dessus du niveau de la mer est faible, c’est-à-dire entre 0 et 200 mètres.

Figures 3 et 4 : Cartes du relief de l’Hérault et du Gard. Sources : Comersis.com et Intercarto.com
Fenêtre sur la géographie agricole en Isère
Pour ce qui est du territoire dans lequel s’inscrit ma mission, l’Isère présente une géographie agricole très contrastée, dont résulte une grande diversité de systèmes de production. Le département s’étend sur environ 7 400 km² et se divise en deux ensembles. Au nord-ouest, le Bas-Dauphiné et la vallée du Rhône forment un espace de plaines et de collines, compris entre 130 et 700 mètres d’altitude. Au sud-est, à l’inverse, s’étendent le Grésivaudan, le Vercors, les Préalpes et les Alpes, avec un relief plus marqué et un point culminant à 4 088 m dans le massif des Écrins.
La carte en physique suivante, mettant en valeur les reliefs du département, illustre bien la séparation entre les deux territoires.

Figure 5 – Carte vectorielle du relief de l’Isère pour l’infographie, l’édition et l’impression grand format.
La partie alpine et préalpine donne lieu à une agriculture étroitement liée aux conditions de montagne [3]. Les pentes, l’altitude et l’enclavement limitent les possibilités de grandes cultures et favorisent davantage l’élevage ainsi que les surfaces fourragères et les prairies permanentes. Le panorama de l’agriculture iséroise insiste sur le fait que ces territoires représentent 62 % du département en zone de montagne, et que l’activité agricole y est intimement liée au tourisme. Les compensations publiques y jouent donc un rôle important pour préserver des exploitations dont la rentabilité est plus fragile, mais dont l’utilité territoriale est majeure [4].
Les espaces moins accidentés du nord-ouest concentrent les grandes cultures, en particulier les céréales, les oléagineux et les protéagineux, mais aussi des systèmes mixtes de polyculture-polyélevage. Ces exploitations bénéficient de la proximité de deux bassins de consommation majeurs : la métropole de Grenoble mais aussi la métropole lyonnaise et ses 1,3 million d’habitant·es.
Cette géographie contrastée se retrouve dans les orientations technico-économiques des exploitations. En 2020, les grandes cultures représentent un tiers des exploitations iséroises, les systèmes de polyculture-polyélevage 17 %, et les fruits 13 %. Le maraîchage-horticulture, bien que minoritaire à l’échelle départementale, occupe une place régionale notable : avec 235 exploitations, l’Isère se situe au deuxième rang d’Auvergne-Rhône-Alpes pour cette spécialisation, derrière le Rhône. À l’inverse, l’élevage herbivore se concentre très nettement dans la partie sud-est alpine, où les conditions de relief et de climat orientent davantage les exploitations vers les bovins viande, les bovins lait et les ovins-caprins [3].

Figure 6 – Orientation technico-économique dominante des exploitations iséroises en 2020. Source : Agreste, Portrait agricole de l’Isère, 2025.
Évolution du système agricole en Hérault et dans le Gard
La plupart des exploitations en Hérault sont de micro ou petite taille au niveau économique, ainsi nommées car elles sont sous le potentiel de Production Brute Standard (PBS) de 100 000 euros par an. Elles représentent 74% des exploitations du département mais ont diminué de 27% pour les micro et 17% pour les petites entre 2010 et 2020. À l’inverse, les exploitations de grande taille économique ont crû de 2% sur cette même période. Il y a donc eu une très forte concentration des surfaces agricoles. À titre indicatif en 2020 ces très grandes exploitations représentent seulement 6% des exploitations du département mais 27% de la Surface Agricole Utile (SAU) et 38% du potentiel de production. [1]
On remarque donc une intensification du modèle agricole, les très grandes exploitations occupent une part de plus en plus importante de l’économie agricole du département. Sur le graphique ci-dessous on peut voir que les grandes exploitations et moyennes exploitations sont celles avec le potentiel de Production Brute Standard (PBS) le plus élevé. À part pour les grandes exploitations, le nombre d’entreprises diminue dans toutes les catégories entre 2010 et 2020. On voit également qu’il y a beaucoup de microexploitations dans le département mais qu’elles occupent peu d’hectares. [1]

Pour ce qui est du Gard, on observe le même type de dynamique. Le nombre d’exploitations a diminué de 21% entre 2010 et 2020. Cela va varier fortement en fonction des cultures. En effet, le nombre de viticulteurs a baissé de 16% tandis que le nombre d’arboriculteurs a baissé encore plus fortement, de 43%. Les exploitations de grande taille économique représentent 13% de l’ensemble des exploitations tandis que celles de micro et petite taille économique en représentent 65%. Cependant, les grandes exploitations représentent 56% du potentiel de production départemental, et 34% de la Surface Agricole Utile (SAU). Elles ont donc un poids économique important sur le territoire. La concentration des surfaces agricoles s’est poursuivie ces dernières années. En effet, la SAU progresse de 25% pour atteindre 30 ha en 2020. [2]
Les saisonnier.ères et salariés occasionnel.les représentent la plus grande part de la main-d’œuvre agricole dans les deux départements actuellement. Ces dernières decennies, nous sommes passés d’un modèle de polyculture à petit échelle, centré sur la main d’oeuvre familiale à un modèle de monoculture intensive, dépendant d’une main d’oeuvre saisonnier.ère extérieur.e. Pour le Gard, la main d’oeuvre saisonnier.ère représente 55% des actifs agricoles, et 43% des Équivalents Temps Plein (ETP). À titre de comparaison, les chefs d’exploitation et coexploitant.es composent 28% des actifs agricoles mais 43% des ETP. [2]
Dans le Gard comme dans l’Hérault, il y a un vieillissement de la population agricole. À titre d’exemple, dans le Gard, 31% des exploitations sont dirigées par un chef d’exploitation de plus de 60 ans, ce qui suppose un fort mouvement de cession d’activité ou de transmission dans les prochaines années [2].
Évolution du système agricole en Isère
Comme dans de nombreux territoires français, l’Isère connaît depuis plusieurs décennies une baisse continue du nombre d’exploitations, accompagnée d’un agrandissement des structures restantes. Le panorama départemental indiquait déjà qu’environ 3,3 % des exploitations disparaissent chaque année depuis 2000, avec une baisse de 35 % des petites exploitations entre 2000 et 2010 et, dans le même temps, une hausse de 12 % des grandes exploitations [4]. Le portrait agricole 2025 confirme cette tendance : le département a perdu 23 % de ses fermes sur la décennie 2010-2020. Trois structures sur quatre relèvent encore des micro ou petites exploitations, mais les grandes exploitations, peu nombreuses, concentrent une part importante du potentiel productif [3].
L’originalité de l’Isère tient toutefois à la diversité de ses productions. Les grandes cultures dominent en surface, mais elles coexistent avec la nuciculture (spécificité locale), les fruits, le maraîchage, les élevages laitiers et allaitants, ainsi que les systèmes de polyculture-polyélevage. Cette diversité constitue un facteur de résilience économique et territoriale. Le département se distingue par exemple par le poids de la noix de Grenoble, des petits fruits et des productions laitières valorisées par les AOP-AOC du Vercors. Les signes de qualité occupent une place importante dans l’identité agricole locale : AOP Noix de Grenoble, Bleu du Vercors-Sassenage, IGP Saint-Marcellin, mais aussi agriculture biologique et circuits courts. En 2020, près de 1 600 exploitations pratiquent la commercialisation en circuit court, avec une fréquence particulièrement forte dans le sud-est du département [3][4].
Un autre trait marquant est le vieillissement de la population agricole et la question du renouvellement générationnel. Le panorama isérois soulignait déjà qu’un quart des exploitants avaient plus de 60 ans et que la part des moins de 40 ans diminuait. En même temps, l’Isère conserve une dynamique d’installation réelle, notamment dans l’agriculture biologique, l’élevage ovin-caprin et certaines cultures spécialisées. Cette tension entre vieillissement, concentration des fermes et arrivée de nouveaux profils résume bien l’évolution actuelle du monde agricole isérois : moins d’exploitations, mais des structures plus grandes, plus professionnalisées, et souvent confrontées à des exigences techniques nouvelles [4].
C’est aussi en partant de ce constat qu’A4 s’est créé, en soulignant le fait que la problématique du renouvellement générationnel pouvait être solutionnée par des politiques d’accueil plus inclusives à l’égard des personnes exilées, dans le secteur agricole.
Irrigation – Hérault & Gard
L’irrigation dans ma zone d’étude provient du canal du Bas-Rhône-Languedoc. La société BRL a été créée en 1955 pour amener l’eau du Rhône vers le Languedoc. L’eau est pompée en amont d’Arles et est acheminée jusqu’à Mauguio via le canal Philippe Lamour. La présence de l’eau du Rhône sur ce territoire sécurise une source en eau stable pour les agriculteur.ices. C’est pourquoi l’arboriculture et le maraîchage ont pu se développer dans le Gard et dans l’Hérault, cultures très gourmandes en eau par rapport à la vigne qui occupait tous les espaces jusqu’alors.

Irrigation – Isère
Pour ce qui concerne l’irrigation, l’Isère dispose d’un réseau hydrographique dense, de près de 8 000 km de cours d’eau appartenant tous au bassin du Rhône. Les grandes ressources que sont le Rhône, l’Isère, le Drac et la Romanche jouent un rôle structurant : elles concentrent à elles seules 50 % des prélèvements agricoles du département, tandis que certains cours d’eau du nord et de l’est, à régime plus pluvial, connaissent au contraire de faibles débits d’étiage et parfois des tronçons asséchés en période estivale [5]. Autrement dit, le département est globalement riche en eau, mais cette ressource est inégalement répartie selon les bassins versants et selon les saisons.
Cette situation explique que l’irrigation se concentre surtout dans les secteurs de plaine et de cultures intensives, en particulier dans le nord du département, en Bièvre, dans les plaines céréalières et dans les zones arboricoles du Sud-Grésivaudan. Le panorama de l’agriculture iséroise recense 25 300 ha de surfaces irriguées, dont 59 % consacrés au maïs. En 2017, le département comptait 643 préleveurs agricoles et 1 472 points de prélèvement. Les cultures les plus concernées par l’irrigation sont le maïs et les vergers : 38 % des surfaces de maïs grain et semence étaient irriguées en 2010, tout comme environ 38 % des surfaces en fruits à coque, en particulier les noyeraies [3]

Figure 9 – Réseau hydrographique principal du département de l’Isère. Source : document « Contexte hydrographique du département de l’Isère ».
Cartographie des acteur·ices du territoire – Hérault
Penchons-nous à présent sur la cartographie des acteur.ices présent·es sur le territoire allant de Mauguio à Vauvert. Premièrement, un grand partenaire pour Médecins du monde à Lunel est la CPTS. Cela signifie Communauté Professionnelle Territoriale de Santé. Une CPTS est une association créée et gérée par des professionnels médicaux et paramédicaux sur un territoire particulier, autour d’un projet spécifique : celui d’améliorer la qualité et l’accès aux soins et à la santé. Certaines des actions mises en place sont les dépistages et la prévention, les parcours de soins, la formation et l’accès aux médecins. La CPTS regroupe sur une coopération territoriale entre élus, communes, associations de proximité, CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), ARS (Agence Régionale de Santé) ou encore CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) et MSA (Mutualité Sociale Agricole).
Sur Lunel, la MSA développe un programme spécifique lancé par l’ancien délégué au préfet pour répondre à une sollicitation de la mairie sur les troubles à l’ordre public qui étaient attribués aux travailleur.euses agricoles. La MSA a mis en place plusieurs actions, notamment des cours de FLE (Français Langue Étrangère) pour les travailleur.euses agricoles en coopération avec le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) ainsi qu’avec les associations Fondespierre et Nov-Fév. Ensuite, la MSA a lancé un diagnostic sur le logement des travailleur.euses saisonnier.ères en partenariat avec l’association Habiter Enfin pour comprendre quelles sont les difficultés locales et permettre de mieux les prendre en compte. En effet, de nombreux.euses travailleur.euses agricoles vivent dans des logements inadaptés ou insalubres, chez des marchands du sommeil.
Au fur et à mesure, nous avons développé une relation de confiance avec le Centre Communal d’Action Sociale de Lunel qui domicilie certaines personnes qu’on accompagne. Cela permet aux travailleur.euses saisonnier.ères d’avoir une adresse stable sur Lunel alors que par définition en tant que saisonnier.ères, ils sont amenés à beaucoup bouger ce qui complique les démarches administratives et sociales.
Les autres partenaires vers qui nous redirigeons sont l’APIJE (Association pour l’insertion par l’économie) pour les questions relatives à France Travail et à l’emploi en règle générale, et la CGT si les personnes veulent lancer des démarches par rapport à des abus de leur employeur.
Pour les questions de santé, les urgences ou prescriptions pressantes peuvent être gérées par la PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) de Lunel qui ne demande pas d’affiliation à un régime de sécurité sociale. Même chose pour le Centre de Santé Sexuelle de Lunel vers qui nous pouvons nous orienter pour la transmission d’informations et l’écoute sur la vie relationnelle, affective et sexuelle, les violences, la contraception, les IST mais aussi les prescriptions de contraception ou de contraception d’urgence. Y sont également réalisés des entretiens préalables à l’IVG et le dépistage et traitement des IST.
Nous n’avons pas trop de relais locaux en termes de droits des étrangers. Pour des situations qui sont liées au droit au séjour, nous orientons vers la Cimade de Montpellier ou bien la Maison de la Justice et du Droit de Lunel.
Cartographie des acteur·ices du territoire – Isère
Du point de vue des acteurs et actrices du territoire, sous le prisme de ma mission auprès d’A4, nous pouvons diviser cette cartographie en trois grands groupes.
En premier lieu, on retrouve les structures associatives travaillant sur des thématiques connexes. La ville de Grenoble bénéficie en ce sens d’un milieu associatif très actif sur les thématiques liées au droit des étranger·es et au droit au séjour. La Cimade est présente à Grenoble où elle tient des permanences d’accompagnement administratif et juridique. L’ADATE tient aussi des permanences régulières dans les différentes maisons d’habitant·es (MDH). L’APARDAP, présente depuis longtemps sur le territoire, met en place un système de parrainage républicain pour appuyer les demandes de titres de séjour auprès de la préfecture.
Pour ce qui est des questions de logement, l’association Droit Au Logement agit à Grenoble et vient soutenir des initiatives telles que l’occupation du siège de la métropole par une centaine de personnes sans abri des suites d’une vaste opération d’expulsion survenue en novembre 2025.
On retrouve également le corps syndical avec une forte implication de la Confédération Paysanne sur le territoire, avec qui A4 construit des liens au travers de ma mission et de son partenariat. On y retrouve également la CGT et SOA 38 sur les questions juridiques de protection et de droit des travailleur·euses. Les quartiers populaires grenoblois bénéficient du soutien du collectif d’habitant·es Pas Sans Nous (PSN 38) dont la ligne politique vient croiser les aspirations d’A4 dans son ambition d’un accès aux droits et au travail digne pour toutes et tous.
L’association bénéficie enfin d’un ancrage dans le monde paysan au sein de plusieurs fermes du territoire. Du point de vu géographique, les réseaux paysans soutiens de l’association et de son projet, s’étend au quatres coins du territoire mais avec une concentration dans la vallée du Grésivaudan et en particulier le groupement de commune du Plateau-des-petites-roches, territoire militant comptant par ailleurs plusieurs association impliquées sur les questions d’accueil. Il en va même pour les territoires du Royans et du Trièves où A4 s’est rendu dans le cadre de voyages enquêtes. Au-delà de l’Isère, un réseau est en cours de développement dans la Drôme […]
Article écrit par Rebecca et Noé, volontaires envoyé·es par la Confédération Paysanne, respectivement chez Médecins du Monde à Montpellier et A4 à Grenoble. Partie 2 disponible sur le blog des volontaires.
Sources :
[1] RA2020 – Hérault – Premier département viticole d’Occitanie – Agreste Études n°15 – Juillet 2022
[2] RA2020 – Gard – Viticulture et arboriculture sont les principales productions du département – Agreste Études n°17 – Juillet 2022
[3] Agreste Auvergne-Rhône-Alpes, Territoires, « Portrait agricole de l’Isère », no 19, juillet 2025.
[4] Département de l’Isère / Direction départementale des territoires, Panorama de l’agriculture iséroise, 2019.
[5] Département de l’Isère, « Contexte hydrographique du département de l’Isère ».
Issu du milieu rural, je prends aujourd’hui conscience de toutes les contraintes spécifiques à ces territoires, en particulier en matière d’accueil et d’accessibilité.
Je m’engage cette année auprès du groupe local grenoblois de l’association A4 sur une mission au cœur des enjeux d’hospitalité en milieu rural et d’accès à un emploi digne au contact de la terre pour toutes et tous.
En partenariat avec la Confédération paysanne, je serais amené à accompagner A4 dans sa dynamique de création d’un réseau d’accueil et d’accès au travail en agriculture et en artisanat, par et pour les personnes exilées.