¿Barcelona Ciutat Refugi?

Echange sur mes engagements et mon parcours et présentation de la mission.

Voici une semaine que je suis arrivée à Barcelone et que j’ai débuté mon volontariat avec l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle (OCU), l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA) et la Casa Da Gente, l’association brésilienne d’accueil. Il est temps que je vous présente ma mission de manière plus détaillée.

Cette mission s’inscrit dans le projet de l’Alliance Migrations, menée par l’OCU et l’ANVITA depuis 2019. Elle consiste en une étude de terrain des politiques migratoires locales dans les villes dites accueillantes ou refuges. Barcelone a été choisie, parmi quatre autres villes européennes qui participent au projet (Palerme, Lisbonne, Grenoble, Montreuil), pour analyser le fonctionnement de ses politiques en matière de migration, notamment en raison de son statut de ville-refuge depuis 2015. Il s’agit donc de mettre en lumière les initiatives et les pratiques alternatives de cette ville sur les questions migratoires, en appréhendant la manière dont la municipalité travaille conjointement avec les associations et la société civile pour œuvrer à l’accueil des personnes migrantes.

L’idée de partir d’une analyse des politiques locales permet de penser les politiques migratoires au-delà de l’urgence humanitaire et de poser la réflexion en termes de garantie de droits et de dignité pour les exilé.e.s. Dans cette perspective, penser depuis la notion de « citoyenneté universelle » permet de montrer que les territoires qui se saisissent de l’enjeu de l’accueil sous l’angle de la citoyenneté de tous et toutes, reconnaissent non seulement l’impératif d’assurer les droits fondamentaux des personnes mais reconnaissent aussi les droits sociaux, culturels et l’importance de la participation politique des personnes exilées. Cette approche remet en question la notion de citoyenneté pensée sous l’angle de la nation et fait vivre les démocraties locales à travers, notamment, la mise en œuvre de  politiques d’accueil plus efficaces et pérennes. De cette manière, la mission consiste à mener une enquête auprès des acteurs concernés pour faire ressortir de la spécificité de la ville des exemples de pratiques concrètes et inspirantes qui puissent nourrir la réflexion autour d’une autre gouvernance des migrations.

La mission à Barcelone est en lien direct avec les quatre autres villes du projet et poursuit les objectifs de l’Alliance Migrations qui sont d’encourager des pratiques locales alternatives, de favoriser les échanges entre territoires mobilisés à travers une mise en réseau et de rendre visible ce que des alliances entre société civile et autorités locales parviennent à réaliser afin de le multiplier et, à terme, de participer à un plaidoyer commun et transnational pour une gouvernance alternative des migrations.

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